Le préservatif : seule contraception efficace contre les IST

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Quelle que soit la contraception que vous choisissez, elle ne vous dispense pas d'utiliser un préservatif.

En effet, les préservatifs féminins ou masculins restent les deux seuls moyens de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles.

Préservatif et protection contre les IST

Le préservatif est la seule contraception à vous protéger des infections sexuellement transmissibles (IST), qu'il s'agisse du modèle féminin ou masculin. Il est donc indispensable de toujours avoir des rapports sexuels couverts, y compris pour les rapports bucco-génitaux.

Le préservatif peut être abandonné dans un seul cas de figure : vous et votre partenaire avez passé un test de dépistage des maladies sexuellement transmissibles.

Pour cela, les possibilités ne manquent pas :

  • Vous pouvez demander à votre médecin traitant ou à un gynécologue de vous prescrire un test.
  • Vous pouvez vous faire dépister gratuitement et anonymement dans des centres dédiés : CDAG et/ou CIDDIST.
  • Enfin, vous pouvez vous rendre dans un centre de planification et d’éducation familial (CPEF) ou de protection maternelle et infantile (PMI) pour un dépistage, lui aussi gratuit.
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Maladies sexuellement transmissibles les plus courantes

Les infections sexuellement transmissibles sont nombreuses et leurs risques, multiples. Parmi elles, on compte principalement :

  • Le sida : il se transmet principalement par la voie sexuelle et par voie sanguine. Pouvant être transmit de la mère à l'enfant dans les dernières semaines de la grossesse, pendant l'accouchement ou l'allaitement, cette infection conduit à la destruction du système immunitaire.
  • Les hépatites :
    • L'hépatite A : elle se transmet principalement par voie alimentaire mais peut être transmise au cours de rapports sexuels mettant directement ou indirectement l'anus d'une personne infectée en contact avec la bouche de son partenaire.
    • L'hépatite B : elle se transmet lors des rapports sexuels et affecte directement le foie. Elle peut-être évitée par la vaccination.
  • La chlamydia : principalement contractée par les adolescents et les jeunes adultes, elle est transmissible de la mère à l'enfant. Asymptomatique, un examen urinaire peut suffire à déterminer s'il y a infection. Facile à traiter, il faut toutefois avoir agi rapidement. Dans le cas contraire, la chlamydia peut provoquer une maladie pelvienne inflammatoire qui peut se propager aux organes reproducteurs, aux ovaires et à l'utérus.
  • L'herpès génital : à ne pas minorer, l’herpès génital est une IST en augmentation. L'infection se traduit par des symptômes tels que des pertes malodorantes, des démangeaisons, des saignements des douleurs intenses, chez la femme comme chez l'homme. Un traitement rapide peut diminuer la durée de l'épisode et permettre de soigner l'infection.
  • La syphilis : responsable de lésions de la peau et des muqueuses pouvant toucher de nombreux organes. Les formes primaires et secondaires qui sont traitées correctement (15 jours de traitement) guérissent sans séquelle.
  • Le papillomavirus : considéré aujourd'hui comme la cause principale des cancers de l'utérus, cette infection sexuellement transmissible reste le plus souvent bénigne. Les risques augmentent avec le nombre de partenaires. Un vaccin est disponible.