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Les contraceptifs sont les différents moyens d'éviter une grossesse. Les plus répandus sont les contraceptifs hormonaux oraux, ou pilules.

La pilule sans œstrogènes (dite aussi pilule progestative ou pilule contragestive) contient uniquement de la progestérone, contrairement à la pilule contraceptive. Prise pendant 21 ou 28 jours par mois, elle a un effet inhibiteur sur le cycle menstruel féminin.

Pilule sans œstrogènes : la progestérone comme contraceptif

Contrairement à la pilule contraceptive, la pilule sans oestrogènes contient un seul type d'hormones, un progestatif de synthèse, qui agit sur trois niveaux :

  • La glaire cervicale : la progestérone épaissit la glaire cervicale, qui devient imperméable aux spermatozoïdes et empêche leur progression vers l'utérus.
  • L'ovulation : la progestérone empêche le pic hormonal qui entraîne l'ovulation dans un cycle menstruel normal.
  • La muqueuse utérine : la progestérone empêche l'épaississement de la muqueuse utérine, et la rend ainsi impropre à la nidation.

Sous pilule progestative, les ovulations d'échappement sont plus importantes que sous pilule contraceptive (20 à 40% des cas). L'effet contragestif est donc prédominant.

La prise de la pilule peut provoquer certains effets secondaires variables selon les pilules et les femmes. Elle présente également de nombreuses contre-indications : les deux types de pilule ne doivent pas être utilisés en cas de thrombose veineuse profonde ou d'embolie pulmonaire notamment. C'est pourquoi il faut consulter son gynécologue afin de définir avec lui la meilleure contraception.

« Progestative only pill » : pas d'interruption et pas de saignements

Le tout premier comprimé de pilule doit être pris le premier jour des règles. Par la suite, les autres comprimés doivent être pris à heure fixe, avec le moins de retard possible.

En cas de retard, la pilule oubliée doit être prise le plus vite possible. Si le retard dépasse une certaine durée précisée dans la notice (de 2 à 12 h selon les pilules), il est recommandé d'utiliser un autre moyen de contraception en complément.

Contrairement à certaines pilules contraceptives, la prise de la pilule sans œstrogènes n'est pas interrompue entre deux plaquettes. Les comprimés se prennent donc en continu, tous les jours de l'année. Du coup, il n'y a pas d'hémorragies de privation. Mais de petits saignements peuvent néanmoins subvenir.

L'effet de la pilule est réversible : après l'arrêt, le cycle menstruel redevient normal plus ou moins rapidement selon les femmes.

Pilule sans œstrogènes : idéale dans certains cas particuliers

La pilule est particulièrement recommandée pour :

  • les jeunes mamans, qui ne peuvent pas reprendre une contraception contenant des œstrogènes ;
  • les femmes ayant des contre-indications au stérilet ;
  • les femmes ayant une hypercholestérolémie ou une hypertension, etc.

L'avantage de la pilule sans œstrogènes est qu'elle présente moins de contre-indications et de risques pour la santé que la pilule combinée classique.

En effet, les contraceptifs oraux œstroprogestatifs sont associés à une augmentation de risque de cancer du sein (le risque semblant diminuer dans les dix ans qui suivent l’arrêt de la contraception), de l’utérus et du foie. Ils auraient en revanche un effet protecteur sur le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire.

Pilule progestative : très efficace si elle est bien prise

La pilule sans œstrogènes est l'un des moyens de contraception les plus efficaces, derrière le stérilet hormonal et l'implant contraceptif. Elle a un indice de Pearl de 0,5 % en utilisation optimale.

En revanche, en utilisation habituelle, 1 % des femmes qui prennent la pilule tombent quand même enceintes. Cette marge d'erreur est due aux oublis de pilule, assez courants. Contrairement au patch, auquel il faut penser une fois par semaine, la pilule se prend tous les jours, soit autant de risques d'oubli par mois.